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Littérature

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26Littérature - Page 2 Empty Re: Littérature Mar 7 Sep - 23:07

Corentin

Corentin
Gilles a écrit:N'hésitez pas à écrire vos articles, quitte à les poster ici, sachant que l'on pourra programmer des publications d'articles (on met l'article au 15 septembre à 15h par exemple).
C'est bien si le site est déjà rempli quand on le lancera, et si on a un peu de matière en rab, c'est encore mieux, je ne sais pas comment tonio veut fonctionner, mais en général on a un article "d'avance".
A voir sur les cahiers du foot où les articles apparaissent en général autour de minuit.

D'autre part, on devrait laisser la possibilité aux lecteurs d'envoyer leurs contributions non ? Dans ce cas est-ce une rubrique "tribune des lecteurs", ou est-ce qu'on intègre les articles en l'état ?

Je trouve que l'idée d'un " droit de réponse " serait assez bonne. Quitte à les sélectionner et à ne garder que les plus percutantes. Ca pourrait amener du débat.
On garderait les commentaires pour les remarques les plus "banales".

27Littérature - Page 2 Empty Re: Littérature Mar 7 Sep - 23:08

Maxime

Maxime
J'ai oublié de demander à Antoine : on est obligé d'écrire en alexandrins ou pas ?

28Littérature - Page 2 Empty Re: Littérature Mar 7 Sep - 23:18

Maxime

Maxime
Corentin a écrit:Non mais disons que, par exemple, tu pourrais nous expliquer pourquoi tu aimes Gracq. Et ça permettrais en plus de rajouter des indications biographiques sur un type: " j'aime Bukowski le clodo, j'aime le grand Buko qui boit du rouge chez Pivot ". ( les rimes on n'est pas obligé mais comme ça ça fait un bel exemple ).

Ouais, je vois.

Ben, pour ce genre d'articles, il faudrait une rubrique "libre", qui permettrait d'écrire sur la littérature sans parler ni d'un livre ni de l'actu, j'avais proposé une rubrique "A propos...", qui n'est pas très claire, mais on doit pouvoir trouver un meilleur intitulé! "Auteurs", c'est peut-être trop restrictif ? Genre si je veux faire un article pavé dans la mare contre le jury du Goncourt au mois de mars ?

29Littérature - Page 2 Empty Re: Littérature Mar 7 Sep - 23:23

Corentin

Corentin
Ah oui, je comprend mieux ta rubrique " A propos ". Bonne idée.

30Littérature - Page 2 Empty Re: Littérature Mar 7 Sep - 23:27

KoZ

KoZ
Admin
Si vous pouviez résumer vos discussions par un plan du menu, comme pour la musique,ce serait parfait. I love you

31Littérature - Page 2 Empty Re: Littérature Mar 7 Sep - 23:36

Maxime

Maxime
Corentin a écrit:Ah oui, je comprend mieux ta rubrique " A propos ". Bonne idée.

Critiques
Lectures
A propos...

On reste là-dessus ?

32Littérature - Page 2 Empty Re: Littérature Mar 7 Sep - 23:46

Corentin

Corentin
Critiques, actu et à propos non?

33Littérature - Page 2 Empty Re: Littérature Mer 8 Sep - 0:46

Maxime

Maxime
Exact Embarassed

34Littérature - Page 2 Empty Re: Littérature Mer 8 Sep - 7:10

Corentin

Corentin
Non parce que si tu te trompes comme ça à longueur de temps, je démissionne!

35Littérature - Page 2 Empty Re: Littérature Mer 8 Sep - 14:49

Maxime

Maxime
Bon, j'ai commencé à dresser le plan de mon premier article.

Mais, là, je dois déménager un pote et j'ai cours demain matin. Donc, je compte vous le proposer demain soir. Razz

36Littérature - Page 2 Empty Re: Littérature Jeu 9 Sep - 17:14

Maxime

Maxime
Titre + correction. Vos commentaires et corrections sont les bienvenus !

Bon, texte classique, pas très rigolo, mais vu le sujet, je n'allais pas m'y hasarder.

Les derniers jours de Stefan Zweig, de Laurent Seksik : le portrait d'un pacifiste anéanti par l'anéantissement de son monde


Laurent Seksik, Les derniers jours de Stefan Sweig
Publié en janvier 2010 aux Editions Flammarion

Ce roman, publié au début de l’année 2010, entend retracer les derniers mois de Stefan Zweig, à partir de son arrivée à Petropolis, au Brésil, dernière étape de son exil. Tout au long de ce livre poignant et mélancolique, l’auteur retranscrit ce qui a pu être l’état d’esprit de l’écrivain autrichien entre septembre 1941 et février 1942, alors même que le nazisme est à son apogée. Certes, les Etats-Unis (où Zweig s’est exilé un temps) rentreront en guerre en décembre 1941 mais Zweig savait aussi les massacres innombrables de civil et les préparatifs de la Solution Finale. Pour Zweig, il était trop tard : plus aucun espoir n’était permis.
Si l’auteur a choisi de suivre une voie chronologique, il évite l’écueil de l’exhaustivité ennuyeuse et s’attache plutôt, par touches délicates, à comprendre ce qui a pu exactement mener Zweig au suicide, en compagnie de sa deuxième femme, Lotte.

Instinctivement, le lecteur, devant une œuvre qui entend retracer la vie d’un homme et même étudier ce qui se trame dans son âme, s’interroge sur la part de réalité du récit : ici, l’auteur s’est basé, sur la correspondance de Zweig, son œuvre, ainsi que sur les précédents travaux biographiques à son sujet. La part de fiction, de fantasme de l’auteur, quand il entend écrire sur l’Histoire, que ce soit celle d’un ou plusieurs hommes, est d’ailleurs une question redondante et souvent épineuse. Toutefois, Seksik trouve le ton juste pour nous faire accepter la donne : quand bien même tout ne serait pas conforme à ce qui s’est réellement passé, l’essentiel est vrai.

Dès lors, Seksik est convaincant quand il dresse le portrait d’un homme, meurtri, définitivement exilé et qui a rendu les armes. D’un homme, qui n’a plus la force de trouver les mots, qui ne parvient plus, lui l’auteur si prolifique – un coup d’œil sur sa bibliographie vous le confirme, de suite –, à mener jusqu’à leur terme les biographies de Balzac ou de Montaigne qu’il entend écrire ; la littérature, la culture, voilà à quoi il essaie, coûte que coûte, de s’arrimer. Mais, impossible !, le cœur n’y est plus : le monde qu’il a aimé, « le monde d’hier », est anéanti, par la déferlante totalitaire, froide et militaire. Le roman est saisissant notamment, quand, dès le début de l’ouvrage, il nous évoque l’horreur qu’éprouve Zweig quand il imagine ce que sont devenus les livres et œuvres d’art qu’il a collectionnés chez lui (non loin, sinistre ironie de l’Histoire, du fameux nid d’aigle d’Hitler) : les Nazis ont pénétré dans son antre, l’ont pillée ; et certaines des œuvres qu’il a chéries se sont probablement retrouvées dans le palace de l’ignoble Göring.

Laurent Seksik esquisse ainsi un portrait délicat de l’esprit de Zweig : le rapport de ce dernier à sa propre judaïté, son refus – peut-être étonnant – de tout militantisme, lors d’une rencontre avec Bernanos (lui aussi exilé au Brésil) ou encore sa lucidité à l’égard de propre œuvre (Zweig ne se considérait pas comme un excellent écrivain).
Ou encore ce moment douloureux où Lotte lit enfin le texte biographique qu’il a rédigé sur Kleist (Le combat avec le démon, rédigé dans les années 1920) dans lequel Zweig avait admiré le suicide de l’écrivain allemand. Les lignes qu’il avait alors écrites sonnent comme un violent pressentiment : Lotte découvre la seule issue que Zweig s’est finalement trouvée.

Lotte accepte son destin : celui d’accompagner ce grand écrivain pacifique dans le seul voyage encore possible. Zweig ne pouvait supporter l’exil et l’engloutissement de son Autriche adorée, adorée non pas comme nation - Zweig a horreur des nationalismes - mais comme lieu vivant de la culture et de l’amitié.

Au final, d’une plume suffisamment modeste pour ne pas étouffer son sujet, l’auteur nous offre un beau roman, éclairant à merveille les derniers mots que Zweig aura adressés à ses amis :
« Le monde ma propre langue est perdu pour moi. Ma patrie spirituelle, l’Europe, s’est anéantie elle-même. Il fallait à soixante ans des forces exceptionnelles pour tout recommencer à nouveau et les miennes sont épuisées par des années d’errance sans patrie. Aussi, je juge préférable de mettre fin, à temps et la tête haute, à une vie pour laquelle le travail intellectuel a toujours représenté la joie la plus pure et la liberté individuelle, le bien suprême sur cette terre. Je salue tous mes amis ! Puissent-ils voir encore les lueurs de l’aube après la longue nuit ! Moi, je suis trop impatient. Je les précède.»

Signature

Pour nos lecteurs peu familiers avec Zweig, je ne peux que vous conseiller de découvrir cet auteur majeur du XXème siècle et notamment La pitié dangereuse, La confusion des sentiments ou le sublime Le joueur d’échecs (d’autant que ce sont, souvent, des œuvres courtes et faciles d’accès).

37Littérature - Page 2 Empty Re: Littérature Ven 10 Sep - 21:32

Corentin

Corentin
Impeccable cet article. Il donne envie de lire le bouquin ( dont je n'avais d'ailleurs pas entendu parler, comme quoi on fera différent - et mieux ! ).
Tout l'art, en plus, de ne pas dévoiler la fin, de ne pas verser dans l'article biographique puisque le livre est un roman. Et puis, une nouveauté, ça va me permettre de faire une critique d'un livre plus ancien. I love you

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